Commando Départ Kamina 1955

 Photos, images sont accompagnés d'extraits de textes tirées des témoignages, journal de bord personnel ( offert) de vétérans qui m'ont aceuillis chez eux m'autorisant de prendre des extraits ( texte) pour compléter les photos Merci : Un Parachutiste Fensie Fernand 55, Un commando Raymond Havaux classe 1954 
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0010.gif Lundi 28 février 1955 Embarquement, départ pour Kamina (Congo belge) du 4cmc Détachement Para-Commando et 1 ère Cie Para . Départ, à Ostende une foule nombreuse nous attend au quai d’embarquement Notre navire de la Marine Nationale, le T.N.A KAMDMA (ancien ravitailleur allemand de sous-marins pendant la 2ieme guerre mondiale immatriculée revenu de son dernier voyage en Corée. 
 
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15 heures précise, 3 coups de sirène annonce le départ imminent il est l’heure d’embarquer.15 heures 15’ en nous éloignant lentement du quai, des mouchoirs qui s’agitent une dernière fois accompagné de la musique de la Force Navale qui nous interprète " Ce n’est qu’un au revoir "  ça nous prend aux tripes .Nous faisons face à l’avenir, nous nous préparons à un séjour enchanteur dans un cadre paradisiaque
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Levé 7 heure Le voyage sur le bateau va durer 19 jours, Il va falloir s'habituer à vivre dans un espace très restreint, ce qui pour nous, n’est pas évident étant habitués à des espaces,se plier à la discipline et à la mentalité de notre marine nationale . Le programe de nos journées seront les mêmes qu’à la caserne, la toilette, les corvées habituelles de la matinée.  
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Visite du bateau  Endroits autorisés et interdit .Ordre de ne pas gêner le travail des matelots. Quelques repères, bâbord, tribord, la cantine des matelots qui ne nous sera ouverte que le jeudi,repère pour retrouver notre cale, dortoir avec lits superposés (trois). 
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Arrivée golfe de Gascogne Un endroit qui a la triste réputation de s’appeler « le cimetière des marins »
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14 Mars 1955 Baptême de l’Equateur:  
Nous questionnont les matelots aucune réponse, c'est la surprise.9 heures 31,3 coups de sirène on passe l’Equateur ( Latitude 0° Longitude 6° 30’ouest ) à l’horizon  l’île de Sâo Thomé .
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14 heures,nous mettons tous en maillots de bain, rassemblement sur le pont arrière où est dressée une estrade avec 2 fauteuils.L’orchestre joue pour saluer l’arrivée de Neptune (fils de Saturne et de Cybèle), dieu des océans, des mers et des cours d’eau, roi des tempêtes et des vents et Amphitrite (déesse de la mer, épouse de Poséidon) entourés de leurs sirènes et des pirates, (les déguisements des matelots sont parfaits).
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Le baptême débute les premières victimes les commandants de Cie se font badigeonner par les pirates ainsi que tous les gradés. Notre tour arrive nous devons aller saluer Neptune et danser sur l’air de la chanson le " Tango Bleu " avec un partenaire, une des Sirènes nous donnes une pilule de sel à avaler, nous diriges vers Neptune oblige à sucer son orteil trempé dans un mélange composé de moutarde, sauce anglaise, poivre, ail, chicorée, le tout de couleurs pas très rassurantes et aussi boire des boissons dégoûtantes. Après le passage chez Neptune,s'asseoir sur une chaise où les pirates se sont donnés à cœur joie pour nous badigeonner tout le corps avec de la peinture d’huile mélangée à du mazout, nous rejoingnons le petit bassin sous l’œil vigilant d’un pirate pour s’assurer que nous  plongions bien dans ce petit bassin ce qui clôture enfin mon baptême.
 
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Nous recevons notre diplôme de notre passage de l’équateur rédigé de la façon suivante : je déclare que M.............. a subi avec courage les épreuves nombreuses et variées du Baptême de l’Equateur. Nous requérons Tritons, Naiades, Néréides et toutes les autorités de lui livrer libre passage sur toutes les mers, de veiller sur ses jours pendant ses voyages et lui prêter main-forte le cas échéant pour le défendre ou l’aider. Ce document est signé par le Commandant de bord du TNA Kamina pour Sa Majesté Neptune. Cet épisode du baptême restera un souvenir merveilleux et inoubliable dans notre vie.
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17 Mars1955 8 heures 15’ départ de Borna destination Banane en refaisant le chemin inverse arrivée vers 12 heures  il n’y à pas de quai pour débarquer ce sont des barges qui viennent nous chercher. Les premiers à débarquer du navire sont les Commandos suivis par les Paras qui eux devront attendre plus d’une heure avant de quitter à leur tour le bateau.Nous embarquons dans les camions qui vont nous conduire à la base de Kitona,base de transit, sert de relais entre les nouveaux arrivés, nous le 4lime détachement et le 3ième détachement qui réembarquera le 20 mars sur le T.N.A. KAMINA pour reprendre le chemin du retour vers la Belgique pour y être démobilisés. Pour eux, se termine leur séjour en Afrique.
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Des tentes pour passer la 1 re nuit sur le sol Africain avec insectes, etc.. qui nous tiendrons éveillés tard dans la nuit.2 jours à Kitona, départ pour Léopoldville. Nous revenons aux horaires de la caserne, lever 6 heures , appel au lit 6 heures 10’ la toilette, déjeuner 8 heures 30’  parade salut au drapeau. 
Départ vers Léopoldville (la Capitale du Congo belge) chargeons les camions avec matériel et bagages, quittons Kitona, direction l’aérodrome de Moanda où se trouvent les avions C 119 appelé (Flying Box Car). 12 heures 30’ décollons vers la capitale Léopoldville durée de vol 1 heure 30’. A notre arrivée discours de bienvenue du Lieutenant Colonel Danloy. Nous rejoingnons notre campement (composé de tentes) se trouvant au bout de la piste de l’aéroport de N’djli  Appel de 22 heures l’appel au lit confirme que demain on décollera à 6 heures du matin pour la base de Kamina. 
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4 heures du matin Décollons de Léopoldville le voyage fut long et inconfortable dans un C-119. On ne savait pas étendre les jambes à cause du matériel et bagages au milieu de l’avion. Arrivée aérodrome de Kamina 12 heures où nous attendent des camions pour nous conduire à la base de Kamina aussi appelée Baka (à titre indicatif, cette base a la forme d’un fer à cheval). La base est située dans la province du Katanga, sur les plateaux du Lomami (1.096 m d’altitude), à 25 km de la ville de Kamina. Elle ressemble guère à une ville de garnison belge. On ne rencontre à Kamina ni lions, ni éléphants ni autres bêtes féroces, parfois entend-on le hurlement d’un chacal où on voit fuir un serpent pressé de quitter le voisinage de l’homme. La base de Kamina jouit de deux saisons bien distinctes. La saison des pluies: pendant laquelle il pleut presque tous les jours.la saison sèche: de mai à octobre pendant laquelle il ne pleut pas( ou peu ). Les nuits sont fraîches et les journées ensoleillées La température moyenne annuelle à la base de Kamina est de 22°
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Base de Kamina est une base militaire créée pour permettre à la Belgique de fournir le maximum de son effort dans l’éventualité d’un conflit où elle serait impliquée. La base comprend: Un complexe "Air" avec l’aérodrome, ses dépendances, ses cités européenne et indigènes. Un complexe "Terre" composé de blocs, genre de bungalows dont une partie est réservée aux Paras et Commandos, une autre partie étant occupée par les élèves pilotes de notre force aérienne, qui s’entraînent sur avion Harvard, mais aussi par des miliciens (ce sont des fils de coloniaux) ayant choisi de faire leurs services militaires au Congo en lieu et place de la Belgique. Chaque bloc comporte 2x12 lits séparés par une cloison formée d’armoires avec deux entrées latérales, ce qui permet de mettre 2 sections composées de 6 gars d’un même peloton, et à chaque coin du bloc, se trouvent les chambres des s/officiers (nos chefs respectifs).
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Notre entraînement commence par une période d’acclimatation : Visite de la base et environs, entraînement, construction de ponts d’intérêt général exercices de section, peloton dont certains à balles de guerre au champ de manœuvres de Katala. Les brevetés parachutistes sur C 119 en Belgique subiront une conversion à la section du centre d’entraînement (CE) de Baka, et sauterons 2 fois de DC3 dont une fois avec matériel . Ce saut sera suivi d’un regroupement opérationnel, d’une attaque à balles de guerre et d’un repli en marche forcée de 10 Km. Les Safaris, nous receons une indemnité de nourriture de 100 francs belges par jour sous la conduite des gradés qui effectueront sur place les achats de vivres dans les villages indigènes. Les repas seront composés à base de denrées indigènes,manioc, huile d’arachide, petit bétail etc.Les Safaris sont choisis de telle façon qu’au début, les vivres seront trouvés facilement, par la suite les endroits se situeront dans des régions plus pauvres où le problème du ravitaillement devient qusi impossible, Il sera tenu. Les Safaris auront une durée de 6 jours en saison sèche 3 jours en saison des pluies,se déroulent dans des contrées où les détachements précédant n’ont pas encore opéré.

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Pendant  cette période sont organisées les manœuvres parachutées. Les deux derniers mois du séjour sont consacrés à l’entraînement de mise en  situations tactiques imaginées et sont basées sur les missions normales des Para-Commandos en Afrique, elles consistent au nettoyage de région déterminée où l’ennemi aurait pris pied par attaque aéroportée ou aérotransportée. Accent mis sur la rapidité d’intervention, et si les conditions d’entraînement en temps de paix ne permettent pas "le Saut sur l’objectif"  Les droppings zones se rapprochent de très près de la réalité opérationnelle Les différentes activités sont organisées de manière à ce que les unités disposent d’une semaine à la base pour se réorganiser (remplacement des pertes du matériel et remise en ordre de l’équipement) et se reposer en vue de la manœuvre suivante.

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spirale020.gifNous exécuterons en dehors de la base, 18 jours de Safari, 6 jours de camp à la Kilubi, 6 jours de manœuvre parachutée de compagnie, 6 jours de manœuvre de détachement, auxquels il faut ajouter de nombreux exercices de longue durée. Pour notre entraînement en Afrique, les unités Para-Commandos sont indépendantes, c’est-à-dire, qu’elles possèdent le charroi, l’équipement et l’armement qui leur sont nécessaires. Il nous confirme qu’en Afrique ce sont les unités Para-Commandos qui sont les mieux adaptées au pays. Etant donnés l’étendue des espaces, la pauvreté et la fragilité du réseau routier et des ouvrages d’arts, elles sont susceptibles d’être aérotransportées en tous terrains d’opérations. L‘assaut par parachute est celui qui demande le moins de temps et permet toute opération, aussi bien offensive que défensive, en n’importe quel endroit dans les limites du rayon d’action des appareils de transport. Le ravitaillement, les vivres, les munitions seront fournis par les services de la base. La politique d’entraînement des unités Para-Commandos est orientée dans le sens de la souplesse et de la rapidité d’action. L’entraînement dur et absorbant demande des périodes de repos pour l’esprit et pour le corps. Loisirs le plus apprécié le cinéma. 

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