Parachutiste béret rouge, Dropping DC3 Dagota, manoeuvres en brousse. Manonono,Kolwezi, Eville

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Le secrétaire de Détachement je suis passé au bureau du Lt.de Schoutheede, le S2. Nous avions pas mal de travail à préparer les déplacements du Détachement pour toutes les prochaines manœuvres..Tout cela nécessitait nos déplacements, en jeep, études sur le terrain, relevés topographiques avec réévaluations et rectifications des cartes existantes pas toujours très fiables.  

 

   

 

                                               

  

                       

 Recherches de terrains pour dropping zone DZ à futures opérations de parachutages.

 

 

Avec le Lt. de Schoutheede, neveu du Cpt. Hazée, je m'entendais bien pour organiser le plus possible de déplacements.... agréables. Grâce à cela j'ai pu sillonner le Katanga, c'était du tourisme en étant payé, le pied quoi ! Ce fut pour moi une chance de travailler avec le Ltd de Schoutheede.

  

 

 

  

 

 

 

J'ai raté quelques sorties en brousse avec les copains mais par contre j'ai beaucoup plus voyagé qu'eux et dans des coins où ils ne sont jamais passés.Tous ces courts voyages m'ont permis de voir le pays intérieur et de l'apprécier. Partout, dans le moindre village l'accueil était aimable les gens toujours souriants

 

On touchait un supplément spécial de 1ooF/jour du moment qu’ on était à plus de 50Km de la base pour achats divers,de volaille et légumes, aux indigènes. Comme j'étais copain avec le cuissot il me fournissait des boîtes de fromages ,du pain, confiture, riz etc. . .que nous empilerons dans le trailer. Nous étions bien entendu toujours à plus des 50Km. de la base ,ce qui était de toute façon très facile, nous partions habituellement durant 5 jours.

  

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Une tactique d'approche des coloniaux avait été mise au point , on s'arrêtait dans une agglomérations village, et sans nous presser on déchargeait le matériel les cantines les tentes, prêt| pour la nuit. En moins de 5 minute: il y avait toujours un colonial, prévenu par l'un ou l'autre congolais, pour nous inviter à dîner et même loger chez lui. Lors de tous ces déplacements nous n'avons jamais, jamais, dormi sous tente.L'entraînement de sauts a repris. Mais pour des sauts à partir de Dakota DC3 dans lequel il n'y a place que pour 18 paras sans équipement lourd..

  

 

                                         

Il y a eu un saut à l'ancienne, avec kit-bag, car dans le DC3 il n'était pas possible de tous être équipés du nouveau chest-bag. Le kit-bag est plus petite pèse que +/- 10Kg et une fois le parachute ouvert on le laisse filer sous les pieds. L'arrivée au sol est assez dure et il faut et il faut éviter les termitières. 

  

 

  

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Le 25 mai, le Roi Baudouin est venu assister à un largage, démonstration, occupation du terrain avec, tirs à balles réelles, en finale défilé du Détachement.

                              

Schoutheede avait une jeep, civile, et comme je l'avais fait entretenir à I'MT, le garage du Régiment, il me là prêtait lorsqu'il partait en week-end chez son frère.Ca me permettait de me déplacer dans la base au grand énervement de mon Cpt Vaes qui ne supportait pas ça et en attrapait des boutons

         

 

  

 

   

Heureusement j'avais mon permis Congo et il n'avait rien à me dire vu que j'avais, par écrit, l'autorisation de déplacement dans la Base, signé par le Cdt. Hazée lui-même.

   

                        

   

        

En opération extérieure, vers Manono,, nous avons eu le plaisir d'être ravitaillés en fruits et légumes frais chez des Pères Blancs.Ce jour là nous nous étions égarés, sans boussole, et tournions en rond pour retrouver notre piste menant vers le campement.

 

   

Le temps passait et il nous fallait envisager de passer la nuit, seuls, loin du campement et attendre le lendemain matin.

  

  

 

A fin de rester en forme on a pris un bain dans une petite rivière ainsi au moins serions-nous propres pour le lendemain.une dernière ronde des alentours avant de s'installer et du haut d'une colline nous voyons...... le campement à 300m. en contrebas.Soulagement quand-même et retour en vitesse avant la tombée du jour.

   

 

 

 Lors d'une autre opération, un safari vers Mutshasha je crois, nous n'étions que quatre lors d'une longue marche à travers des bananeraies. Nous avons la surprise de voir une maisonnette semblable à celles de chez nous ', rideaux à carreaux aux fenêtres, peinture blanche et volets verts, petit jardin en façade. Il y a même une vieille Ford devant la maison.La surprise est totale alors qu'habituellement ici les maisons sont toutes quasi pareilles avec une barza de couleur ocre pas de volets, du grillage, et pas de fioritures. Les gens sont malheureusement absents et nous ne les connaîtrons jamais.J'ai souvent pensé à ces gens, que sont-ils devenu lors des événements de 61 ?  Par contre nous avons rencontré un belge qui était extrêmement heureux de nous voir car où il était installateur une île au milieu d' une rivière il ne voyait pas grand monde, très peu de blancs venaient passer la soirée chez lui Il cultivait des tomates et était devenu Bwana Tomates du coin, vendant ses produits à Eville mais il ne s'y rendait quasi jamais. Il nous a reçu comme des princes, dînerais chandelles et lampe tempête. Nous avons passé la nuit à parler et boire des bières.Le lendemain au moment de notre départ il est resté sur la barza devant sa maison, et alors que lentement nous nous éloignions il tirait des coups de fusils en l'air. Il pleurait. Quelle émotion également pour nous.

 

          

 Lorsque j'ai pu prendre mon congé, j'ai opté pour Eville, avec l'espoir d'y retrouver un copain Elie Soriano qui avait effectué une partie de ses études avec moi.. Le père d'Elfe tenait un magasin dans lequel on trouvait de tout mais principalement tout l'électro ménager. lls m'ont invités à dîner chez eux. Je logeais à l’ l'Hôtel des Chutes y en chambre individuelle ce qui changeait des chambres à quatre à la base, petit déjeuner sur la terrasse, piscine et tout et tout. . . .Ce congé de deux semaines fût assez mémorable !  Nous étions les premiers paras, soldats du continent, que les belges voyaient et l'accueil que ces gens nous ont témoigné fût formidable. Pour passer une soirée agréable, la formule est facile , en uniforme hyper clean, relax,on s'installait à la terrasse du Café de la Poste sur la Place, en face de la Poste et hop,en cinq minutes nous étions invités à dîner ici où là. On aurait dit que chaque famille voulait avoir son Para à dîner. On avait même le loisir de refuser car on espérait au moins être invités par de jolies filles, et ça arrivait ! Pour nos déplacements de boîtes en boîtes on nous prêtait même des voitures et nous allions d'une boîte à l'autre en joyeuse compagnie.

 

exotique_03.gif J 'ai adoré le Congo pour son climat, les magnifiques paysages, les couchés de soleil, les belles chutes d'eau l'immensité de la brousse, les animaux - bien que je n'ai jamais vu d'éléphants, mais des singes en pagaille et des serpents. Un seul crocodiles petit qui semblait dormir mais, lorsque nous lui avons lancé une pierre, sa réaction n'était pas celle d'un dormeur. Et nous, on a pris nos jambes à notre cou !!!!. Je peux encore me souvenir de l'odeur de la terre couleur rouille, mouillée après les averses en février-mars.En général les gens étaient tous accueillants gentils, sans histoire, toujours prêts à nous parler. Comme infirmier j'ai soigné des enfants Congolais dont les yeux étaient infectés, nettoyer des blessures aux jambes Le séjour à Kamina a été très intéressant, instructif, une révélation j'aurais bien aimé y retourner mais, malheureusement, n'en ai jamais eu l'occasion J'ai donc passé prêt de deux ans au Rgt Para. Deux années uniques. Exactement comme je les espéraient, comme je le savais pouvoir être ; certainement très difficiles, contraignantes au point de vue physique et de discipline sur soi

  

 

 

 Mais bien plus enrichissantes qu'un service dans un bête et quelconque régiment que nous appelions par dérision ça ‘’des lanceurs de gazon’’ où l'on n'a pas cet esprit de corps poussé à l'extrême cet enthousiasme à réaliser l'impossible en équipe Notre retour fût fort semblable à l'allé. Départ de Kamina Base pour Kitona, je m'étais à nouveau placé à la porte du C119 avec la possibilité d'un dernier regard vers ce beau pays.

  

 

   

Kitona, nuit sous tente et le lendemain attente de transport vers le bateau.Elles furent exaltantes ces deux années. Pleines de grandes difficultés physiques et morales à surmonter, mais aussi de sincère camaraderie, d'imprévus et d'expériences de vie avec des hommes que l'on a pas choisi, des hommes avec leurs défauts mais aussi leurs qualités. Chacun de nous a ,de par les très dures épreuves, gagné le droit de porter le béret signe de ‘’soldat d'élite ‘’ et les ailes.Tous, un jour avons surmonté notre trouille dans les training et en passant par LA y porte.Cela nous rapproche et, sans vaines paroles, nous nous respectons et estimons. Après cela, la vie civile a repris ses droits.

 André Mattys

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