S.A.S, béret brun vétéran de Corée et Parachutiste dit Bob le Para ( Congo) de 1957 à1960

gif-alphabet-1-gratuit-gratuit.gifob Schils ( Robert ) surnommé aussi Bob le Para RSM du 3e bataillon Para-Commando et instructeur de survie à Kamina (Congo)

   

     image002.jpg

Je consacre cette page a mon ami Bob qui est le parrain de ma fille et fût présent lors de mon mariage : J'ai travaillé avec lui des années et je me souviens d'une forte personnalité dur mais juste J'aurais aimé servir sous ses ordres Merci Bob ... 

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gif e hasard n'existe pas Un soir un appel téléphonique '' Salut Marc je te connais bien a travers ton journal je m'appelle Gilbert  LAHAYE  j'ai fais mon service  au Bataillon Para Commando 1972/1913 et j'ai un petit livre qui va sûrement te faire plaisir sur Bob '' Le rendez vous est pris pour le lendemain. Il est le parrain de ma fille et moi j'ai travaillé avec Bob dans la vie civile . Je vais donc mettre ce document en ligne une manière de lui rendre hommage et joindre des photos que des amis m'ont fait parvenir de son époque

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 4 janvier 1920 est né Bob à Oignies Aiseau Matricule : S/18428  Unité : S.A.S  Grade: Adjudant chef de 1ère Classe Numéro brevet Para : 76 Le 09.10.1963 Numéro brevet Commando : 62/67 Le 19.05.1962 Numéro brevet d’instructeur de sauts en parachute n°1 Le 14.03.1947 Matricule: Grande-Bretagne 0278 Date brevet Para Angleterre : 17.01.1942 Nom de guerre :Robert Steward Opérations parachutées : Trueform ,Brutus et autres opérations : Ardennes ; Pays-Bas ; Allemagne ; contre-terrorisme

n 1938 Bob Schils, âgé de dix-huit ans,s’engage comme volontaire de carrière et devient cavalier au 2ème Régt de Chasseurs à Cheval.

Lors de la campagne de 1940, son unité établit le premier contact avec l’ennemi à Waremme, puis se replie sur Hannut.

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 12 Mai Bob Schils est grièvement blessé ; on l’évacue sur Ostende, puis sur Boulogne ; arrivé à Epsom (G.B.) le 24 mai, il restera à l’hôpital, Robert Schils est incorporé aux Forces belges stationnées à Tenby. Désigné pour une école de gradés, il en sort breveté d’éducation physique, son chef, l’actuel colonel Roman fait de lui un des vingt premiers Belges qui iront suivre les cours de formation de parachutistes à Ringway. Un entraînement préparatoire s’étant révélé indispensable sept sur vingt ont réussi, dont Schils. Celui-ci est désigné comme moniteur sous les ordres du lieutenant Leclef, il « préparera » les futurs élèves parachutistes belges.

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife début de l’année 1942 Est marqué par un incident que nous n’hésitons pas à qualifier d’historique. En effet, pour la première fois dans l’histoire de la Belgique, certains de nos compatriotes vont sauter en parachute.

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 2 janvier 1942 le bataillon belge est à Herreford  Ses membres ignorent que les Anglais avait transmis –in illo tempore – une note au gouvernement belge, « digéré » par la voie très classique : à l’aise. Certains fonctionnaires ne comprennent jamais que l’état de guerre est un état d’urgence. Des esprits sclérosés avant 1940, transposés dans les bureaux londoniens par l’effet du hasard ou dans le transport des archives, se sont révélés définitivement incurables. Ils savaient pourtant que « Room 055A » constituait la branche des Services Spéciaux du War Office qui avait décidé de créer dans chaque unité étrangère une réserve d’hommes destinés à des missions d’un caractère particulier lenteurs et leurs hésitations firent que le bataillon ne fut prévenu qu’en dernier ressort. Les principaux intéressés, ceux qui allaient sauter, furent pris au dépourvu. Jugez-en! On demandait vingt hommes, dont deux officiers, huit sous-officiers et dix soldats, pour subir un entraînement extraordinaire. L’exécution était fixée au lendemain. Les candidats se pressaient pour  avoir le privilège d’être parmi les élus choisis pour un boulot dit « secret », hors du commun et qui rompait la monotonie de la vie de garnison. Cet évènement est historique. Ceux qui ont revendiqué cet honneur doivent être cités. 

Nous n’avons pas le droit de les oublier. Ils ont écrit une page de l’histoire de l’armée belge : 1.Lt  Jacques Wanty   / S/lt Marcel Leclef / Adj Robert Fassin / Sgt Robert Schils 2. Cpl A. Lesage/ Cpl Marcel Luyckx / Sgt Mérenne/ Cpl Desamblanx 3. Cpl Beckers / Cpl Pierre Pus / Sdt Badts / Sdt Wouters/ Sdt Van den Broeck 4.    Sdt Dooremont/ Sdt Constant Barette/ Sdt Fraipont / Sdt Boden 5. Sdt Verelst/ Sdt Pietquin/ Sdt John Bu

Lorsque la Compagnie Parachutiste belge sera formée, en mai 1942, le brevet de Schils date de quatre mois! L’histoire de l’unité se bâtit, et celle de Bob Schils y est intimement mêlée

Devenu successivement C.S.M. , puis R.S.M. ? Il retrouvera Dulait et Hellporn pour les opérations en Normandie. Parachuté entre Vernon et Elbeuf, vers la mi-août 1944, Schils participera à l’opération True-form jusqu’au « link-up » avec les troupes américaines à Boisé-lez-Prévanges au début du mois d’août.

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 11 janvier 1942 Un vieux train de banlieue progresse poussivement en direction d’AltringhamDans le compartiment en bois, encombré de kit-bags, vingt jeunes Belges enthousiastes se livrent au jeu des devinettes. Les suppositions les plus étranges se font jour dans les esprits surchauffés.« Moi dit un grand gaillard,j’ai  l’impression qu’on va nous renvoyer au pays pour y faire de l’espionnage! » « Penses-tu, rétorque un de ses compagnons sans lever les yeux du livre qu’il est en train de lire; comme je connais les Anglais, ils sont capables de nous utiliser à des tâches administratives. Avec eux il faut s’attendre à tout… » L’avant-veille, à Hereford, le major Cumont s’était contenté de lire à ses hommes une note qu’il venait de recevoir. Le ministère demandait vingt volontaires pour des missions spéciales mais se gardait bien de préciser lesquelles. Que faire ? Les Belges d’Hereford s’ennuyaient dans leur camp et ne désiraient qu’une seule chose : en découdre au plus tôt avec l’ennemi. Aussi pour choisir ses vingt volontaires des « missions spéciales » le major Cumont n’avait eu que l’embarras du choix. Peu importait l’imprécision de la note, c’était l’occasion de changer d’air. Lorsque la locomotive s’immobilise toutes les conversations s’arrêtent. Les hommes descendent sur le quai ou ils sont accueillis, dans la tradition, par un capitaine anglais à la moustache rousse et au teint brique. Un détail cependant intrigue les Belges qui ont remarqué que l’officier britannique se déplace avec difficulté à l’aide d’une canne et que son pied droit est emprisonné dans le plâtre. La curiosité de chacun est piquée au vif. Les questions fusent, respectueuses mais insistantes. « Accident de football, mon capitaine ? » « Non, parachute! » Le mot résonne bizarrement entre les murs de la minuscule salle d’attente. Serait ce que … « Parachute… » répète quelqu’un avec l’accent de Charleroi. « Parachute… » Le capitaine opine de la tête puis, subitement, comprend tout. Il fixe son regard sur le jeune soldat et lui dit : « Pourquoi croyez-vous que vous êtes ici ? »

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 12 avril 1945 ou le feu de ses quatre pièces contribua à neutraliser la résistance de l’ennemi et permit à son unité de forcer le passage du canal et d’y établir une solide tête de pont. A l’extraordinaire palmarès des faits de l’adjudant Schils, on trouve les titres suivants  obtention du Brevet de parachutiste.

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 17 janvier 1942 à Ringway (G.B.):parachuté deux fois en opérations derrière les lignes; campagne de Holland et d’Allemagne ; Brevet n° I de Dispatcher ; R.S.M. du Centre d’entraînement commando; Kamina, la survie ; Kitona, le Ruanda-Urundi  

 gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gif e premier saut Trente minutes plus tard, les vingt Belges, en tenue creux bondissent sous le commandement de leurs instructeurs ? Rien ne leur est épargné : ni les sauts roulé, ni les cascades, ni les reptations. A minuit, enfin, on les autorise à regagner leur chambrée. Ce qu’ils font pratiquement sur les genoux! Le lendemain, à six heures du matin, le grand cirque recommence : course à pied, exercices d’assouplissement, harnais, fuselage. Quand la journée se termine les hommes ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. S’ils tiennent encore debout, c’est par un prodigue de volonté. Le matin suivant, pour gagner le rez-de-chaussée, les « volontaires » descendent les escaliers en marche arrière pour échapper à de lancinantes douleurs aux articulations. C’est dans ces conditions que les vingt hommes, après un jour et demi de préparation vont effectuer leur premier saut!  Bob Schils se souvient parfaitement de cette journée mémorable. « Aujourd’hui, me confie-t-il, je trouve cela très amusant. Mais à vrai dire, ce matin là, j’étais plutôt inquiet. Et il y avait de quoi! Je voyais des ambulances qui n’arrêtaient pas de faire la navette entre le camp et l’hôpital! Le sol gelé était dur comme de la pierre et je savais que le peloton de nos camarades polonais avait été pratiquement décimé lors du lâcher de la veille. Bref, je n’en menais pas large lorsque j’ai pris place, avec mes camarades, à bord d’un vieux bombardier Withley baptisé « Flying Coffins », le cercueil volant! Personnellement, j’eus l’impression que mon parachute ne s’ouvrit qu’au bout d’un siècle! J’eus toute fois la chance extraordinaire de me retrouver sain et sauf sur le plancher de vaches. Mais, au bilan général quel désastre! Lorsque le moment vint de nous compter, on constate que le Lt Wanty s’était fracturé le talon. Fraipont avait le pied cassé, Boden la cheville fêlée et le caporal Luyckx une entorse. Ce n’était qu’un début. Finalement le stage se termina avec 60% de pertes. Ils  furent huit à recevoir le brevet de parachutiste : le Lt Marcel Leclef, le sergent Schils, le caporal Lesage, le lance-caporal Pus, les soldats Barette, Budts, Verelst et Pietquin.

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 19 janvier 1942  Le Sous Lieutenant Leclef au Commandant du 1er Bataillon  Objet :  Cours de parachutistes.

Ont obtenu le brevet : Le sous-lieutenant Leclef , le sergent Schils, le caporal Lesage, le lance-caporal PUS, les soldats Barette, Budts , Verelst , le soldat Pietquin a probablement obtenu le brevet : Lieutenant Wany: s’est fracturé le talon lors du premier atterrissage, devrait avoir l’occasion de reprendre l’entraînement dès que remis, sera des meilleurs car des plus courageux. Soldat Fraipont très courageux à eu le pied cassé après le premier atterrissage, n’a rien dit jusqu’au lendemain dans l’espoir de pouvoir continuer les épreuves. Soldat Boden : Cheville fêlée au premier atterrissage. Trop âgé pour pouvoir continuer plus tard sans grosse préparation physique. Soldat Doormont : blessé à l’entraînement après le premier saut. Semble surtout avoir été fortement impressionné par la descente malheureuse et dangereuse. (Pied pris dans les cordes). N’aura peut-être plus la confiance voulue. Soldat Vandenbroeck : excellent moral et esprit. Physiquement inapte encore, est resté sans connaissance sur le terrain après le deuxième saut. Adjudant Fassin,  Sergent Merenne, Caporal Desamblanx , caporal Beckers, Soldat Wouters ont refusé de sauter pour le troisième saut (porte). Motif : mal de l’air. En réalité manque de préparation morale et physique. Eliminés :Caporal Luyckx: entorse lors du premier atterrissage. Très courageux à revoir. Soldat Badts: a refusé de sauter. Eliminé.

 gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gifa nuit de Bois-Saint-Jean Fin août 44  La petite équipe de Bob Schils devait être parachuté avec deux jeeps blindées dans la région de Wibrin ou, en principe, des maquisards devaient l’accueillir. Le premier essai de « dropage » se solda par un échec. Heureusement le pilote de l’appareil se rendit compte à temps  que l’ennemi occupait les lieux et fit demi-tour sans la moindre hésitation, les pertes se limitant à deux véhicules balancés par-dessus bord un peu trop précipitamment. Contrairement à la règle qui était mise en la matière, le commandement estima qu’il fallait tenter un deuxième essai 24 heures plus tard, au même endroit. Bonne information radio ou hasard ? Toujours est-il que le lendemain soir, le scénario se renouvela mais cette fois sans les Allemands au rendez-vous. Une jeep put même être récupéré dans une clairière intacte mais mystérieusement privée de sa double Vickeers. On ne sut jamais qui avait emporté les armes lourdes. Conformément à ses instructions l’équipe se dirigea vers le château de Mont-Saint-Jean ou elle retrouva un groupe de camarades placés sous les ordres du commandant Blondeel. Ce fut au cours de la nuit suivante que Bob Schils connut l’une des émotions les plus fortes de son existence. Il cheminait sur la route Wibrin-Samrée, en compagnie de deux résistants, quand il entendit confusément venant dans sa direction, le bruit d’une troupe en marche. Qui étaient ces inconnus ? Bob Schils se souvient de ce moment comme s’il datait d’hier. « D’abord, raconte-t-il aujourd’hui, je me dis qu’il s’agissait d’un détachement de l’U.S. Army. L’arrivée des libérateurs était annoncées et je ne jugeai pas utile de me dissimuler. Plus prudent, les résistants qui m’accompagnaient disparurent dans l’obscurité. Subitement, j’allais pratiquement buter sur un groupe de sept ou huit SS. Le temps de me rendre compte de ce qui se passait, une fraction de seconde, et j’étais proprement désarmé. Que faire ? Les allemands se mirent à discuter entre eux et je finis par comprendre qu’ils avaient décidé de me liquider. Je ne fus donc pas autrement surpris quand deux d’entre eux me saisirent par les bras pour me conduire dans les bois proches. Désirant gagner du temps, mais sans trop d’espoir, je leur offris une cigarette. Ils l’acceptèrent. Tandis que je leur donnai du feu, je me saisis d’un tire-bouchon qui se trouvait dans l’une de mes poches et l’enfonçais de toutes mes forces dans la gorge de mon premier gardien qui s’était baissé pour allumer sa cigarette. Presque en même temps, je donnai un violent coup de pied dans le bas-ventre du deuxième SS qui avant de s’écrouler, eu le temps de m’assener un violent coup de crosse qui m’arracha toute la peau du menton. Dès lors, je ne demanderai pas mon reste. Après avoir erré quelque temps à l’aventure, je parvins à retrouver le château ou mes amis ne m’attendaient plus. Quelques heures plus tard, nous allâmes patrouiller en Jeep sur la route de Samrée avec la ferme intention de prendre notre revanche. Hélas, en voulant se mettre en position de tir, le chauffeur du véhicule agit avec une telle précipitation qu’on se retrouva tous les quatre dans un ravin! L’aventure se termina à l’hôpital mais j’eus tout de même la grande joie d’aller saluer mes parents au Isnes avant d’être admis à Brugmann. Ils n’avaient plus eu de mes nouvelles depuis quatre ans… »  

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gif a piste du risque Appartenant à la légende et aux réalités de la guerre comme à celles du temps de paix, une des figures les plus marquantes est celle de Bob Schils. Un grand Monsieur. Pionnier des parachutistes  il fut de la première session brevetée à Ringway (Angleterre). Parachuté plusieurs fois en opérations, fait prisonnier à Bois-Saint-Jean en septembre 1944 et se débarrassant de ses deux gardiens allemands par un coup de « close combat », R.S.M. du centre de parachutage puis du centre commando, il subit volontairement l’entraînement en chute libre et l’entraînement commando à 43 ans

 

                

Bob Schils Deviendra de 1947 à 1957 Un des piliers de l’entraînement parachutiste à Schaffen R.S.M. du 3ème bataillon Para Commando et instructeur de survie à Kamina Congo de 1957 à 1960, il sera mon proche collaborateur à Marche Les Dames. Il faut insister sur le fait que Bob Schils acquit son brevet à Commando à l’âge de 43 ans au moment ou en 1963 des jeunes officiers parachutistes refusaient par principe ou pour d’autres raisons de se soumettre à cette épreuve commando de quatre semaines théoriquement obligatoire au sein du régiment Para Commando.

Bob Schils En 1947 en fonction de « Squadron Sergent Major » au camp SAS de Poulseur, est rappelé pour aller, avec une équipe, à Upper-Heyford suivre le cours de dispatcher. Fin février,deux autres groupes, composé du Sous-Lieutenant L.Van der Mensbrugghe, S. Demanet, A. Bertels et  J. Van de Vijver, s’initie à la technique du pliage et de la répartition des parachutes, le second groupe,avec J. Heylen, T. Clamot et A. Houet, se familiarise avec les manipulations et le gonflage du ballon.

Bob Schils  Rentrés en avril après avoir obtenu leur qualification dans l’armée britannique, ceux-ci constituent le premier cadre de l’école, sous les ordres du Capitaine Van der Heyden et de ses adjoints, les lieutenants Williot et Van der Mensbrugghe. Les neuf moniteurs de saut formés à Upper-Heyford, B.Schils, E. Champion, E. Scholliers, B. Cruybeke, F. Vanderperre et H. Williot se voient attribuer le brevet de dispatcher dans l’ordre de 1 à 9 (cours 37 DI).  Tout ce petit monde se retrouve à Schaffen début mai et se met à l’œuvre pour préparer les premiers cours. Dans l’organisation initiale, nous retrouvons  une section « Training », une section « Parachute » et une section « Ballon ». Le matériel commandé en Angleterre est réceptionné ; certains hangars sont aménagés, des agrès sont construits pour enseigner les techniques de sortie d’avion et de ballon, de descente et d’atterrissage.  

                      

                 133fb1d1f91e8fb5ceebcc717ac53f34.gif   

C’est le 4ème Escadron, classe 46, qui inaugure les installations d’entraînement au sol… mais, il devra attendre, pour sauter, que Schaffen dispose des moyens aériens. Entre-temps, les hommes sont employés pour niveler la plaine et effectuer toutes sortes de travaux. Ces miliciens, démobilisés sans avoir obtenu leur brevet de parachutiste, devront effectuer un rappel d’un mois pour effectuer leurs sauts. Le 1er septembre, le cadre de l’école réalise enfin les dernières mises au point en parachutant de DC3 des mannequins. Bien sûr, les plieurs ont appris à plier les parachutes en Angleterre et se sont perfectionnés par la suite en Belgique mais il vaut mieux tout d’abord tester leurs  pliages avant de commencer le parachutage de personnel. En ce temps-là, les sauteurs ne disposaient pas d’un parachute de réserve. Le parachute dorsal utilisé, « Irvin type X » de fabrication britannique, avait une surface de 51 m².

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 2 septembre 1947  Les miliciens du 5ème Escadron 46 commandé par le Commandant Bem A. De Smidt, commencent l’entraînement avec bon espoir d’obtenir leurs « Wings ». Ils obtiendront leur brevet avec cinq sauts d’avion, le ballon n’étant pas encore en service!

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gifes premiers sauts de Dakota Tout est enfin prêt, mais il reste encore à prouver que cette école peut démarrer… Fidèle à la tradition dans les unités parachutistes, « Messieurs les gradés, passez les premiers… »

                                                      1436453597 663animation3lent

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife11 septembre 1947 Un stick d’une vingtaine d’hommes exécute le premier saut d’avion sur la plaine de Schaffen sous la direction des dispatchers Shils, Scholliers et Dewaele. Le Sous-Lieutenant Marcel Vlaminck, futur colonel et commandant du 3 Para se trouvant parmi eux, a raconté l’événement quelques années plus tard. C’était donc fait… Nous allions être les premiers à  sauter sur Schaffen, avec un DC-3 belge et nos propres parachutes.  Nous étions émus, nous avions été choisis pour faire quelque chose d’important. Le DC-3 nous emporta et quelques minutes plus tard nous parachutait au-dessus de la plaine de Schaffen. Celle-ci était noire de monde. Tout était fermé,les magasins, les cafés… Bref, tout Diest et tout Schaffen étaient sur la plaine.

                

                

 DC3Commando bérêt vert class 1952 Commando bérêt vert class 1952Commando bérêt vert class 1952Commando bérêt vert class 1952

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gifes premiers sauts de ballon  Au cours de l’instruction parachutiste en Grande-Bretagne, les deux premiers sauts étaient effectués de ballon, ce qui présentait l’énorme avantage de pouvoir suivre et guider chaque parachutiste individuellement, depuis la sortie jusqu’à l’atterrissage. Il constituait le meilleur matériel didactique à la disposition des moniteurs. Il est donc décidé de reprendre la tradition britannique. C’est ainsi que 28 novembre 1947, la section ballon est enfin prête pour l’organisation de la première séance de sauts et la météo est favorable. C’est à nouveau aux membres de l’équipe des pionniers qu’échoit l’honneur d’effectuer cette première. Bob Schils se souvient très bien de la première cage qu’il eu l’honneur de larguer…Bien sûr, nous avions déjà, tous les six, sauté de ballon en Angleterre avec des moniteurs britanniques… mais en Belgique c’était le premier saut. J’avais la responsabilité de la première cage. En attendant monter dans la nacelle, je songeais aux membres de la section ballon, eux aussi formés en Angleterre et qui, aujourd’hui, avait techniquement permis la réalisation de cette séance de saut. Je crois que tous les six, nous étions intérieurement impressionnés. Evidemment, personne ne le montrait, pensez donc, noblesse oblige! Pendant les longues minutes de l’ascension, nous avons admiré le village de Schaffen et un peu plus loin la ville de Diest. Une belle vue automnale de la campagne limbourgeoise s’offrait à nous! Un par un, dans un drill impeccable, mes parachutistes sont partis. Lorsque mon travail de largeur fut terminé, à mon tour, je me suis mis à la « porte » et en faisant le « grand pas »,  j’ai hurlé « OK Wiiiiiinch… » pour signaler à l’opérateur du treuil que le dernier sautait.  Tout s’était bien déroulé et nous étions satisfait.

Parachutage N°1 11 septembre 1947 Sticks de 4 15 heures Dispatchers : Adjt Schils, Sgt scholliers, Sgt Dewaele.

Premier saut du ballon 26 Novembre 1947 La première cage Heylen, Delelienne, Cruybeke, Colleyn, Van der Veken Dispatcher: Schils

              

                                             

Deuxième cage Bondroit,Van der Mensbrugge,Vanderperre Williot, Dewaele, Scholliers, Houet, Vlaminck  Dispatcher: Cruybeke  Champion, Ydens  Dispatcher: Dewaele

Anecdote racontée par l’adjudant Gorez : Cela se passait en 1949, après un saut de nuit, les moniteurs étaient rentrés vers 4 heures du matin. L’adjudant-chef Bob Schils proposa au lieutenant Van der Mensbrugge d’aller prendre un verre. Ce dernier, hésitant compte tenu de l’heure, répondit : « oui mais, il nous faut un peu de repos, Bob… » Sur ce, Bob Schils ajouta : « Moi, je suis aussi frais lorsque je n’ai pas été dormir et je pourrais tout aussi bien effectuer dix sauts en faisant chaque fois un « Stand-Up » (atterrissage en restant debout). « Chiche » répondit le lieutenant. Dans la matinée, nos deux compères ont commencé leurs séries, ont fait neuf « Stand-Up » mais malheureusement au dixième saut, un vent plus fort les a entraînés dans un beau « Rolling » réglementaire… . L’histoire ne raconte pas quel était l’enjeu du pari!  A la fin de son récit, l’adjudant Gorez ajouta : « Avouez que c’était vraiment une époque formidable ».

Centre entrainement commando marche les dames 2 Centre entrainement commando marche les dames 3               Centre entrainement commando marche les dames 1

Centre entrainement commando marche les dames 1Centre commando De Marches les Dames accueille de nombreux officiers et sous-officiers se sont réunis, vendredi soir à l’occasion du départ de l’adjudant de 1ère classe, Bob Schils, qui sera admis à la pension, le 1er avril. Le soleil avait basculé la tête sur l’horizon, laissant le crépuscule dissimuler ses mystères dans le sous-bois, dans les failles du rocher ou sous les tourelles moyenâgeuses du château d’Aremberg, tandis que pénétraient, dans le hall de réception, les premiers invités. On notait la présence du général Gheysen, commandant des troupes de réserve : le colonel Utens, commandant en second de l’école Royale militaire ; le lieutenant-colonel B.E.M. Laurent, commandant le régiment para-commando ; le lieutenant-colonel B.E.M. Roman, attaché au cabinet du ministre de la défense nationale ; le lieutenant-colonel Lessire, commandant le Centre d’entraînement commando de Marches-les-Dames ; le major Janssens, chef d’état-major du régiment para-commando ; le major Minne, commandant le 1er Para : les officiers et sous-officiers du centre d’entraînement commando ; une partie de l’équipe des Anciens d’Angleterre, parachutés en Belgique avec l’adjudant Bob Schils ; des délégations de régiments parachutistes ; M. le juge Désert, de Huy, qui, avec M. Toussaint et une délégation d’invalides de guerre, représentaient la ville de Huy. Le major Jean Militis congratula en termes chaleureux , l’adjudant Schils et sa famille, donnant lecture d’une lettre du colonel Blondeel qui soulignait les hautes vertus militaire et humaines de celui qui, heure par heure, a vécu toutes les péripéties du régiment para-commando, depuis sa fondation. En conclusion, l’orateur, après avoir souhaité bonne chance, remit un service à café, au nom des officiers du Centre. L’adjudant Schils remercia par quelques phrases brèves, coupées par l’émotion. « En toute sincérités, dit-il, nous avons travaillé main dans la main. Vive les para-commandos ». Avec un humour savoureux, le colonel Laurent, commandant le régiment, rappela de bons vieux souvenirs. « Il y avait chez lui, dit-il, un contraste permanent dans son caractère sérieux et jovial à la fois. C’était un homme « orchestre ». Le colonel remit à l’adjudant les badges de sa première et de sa seconde unité. Le major Minne, commandant le 1er Para, s’associa également à l’hommage rendu, de même que le général Gheysen, qui rappela que Bob Schils sut faire sienne la devise du scout Baden Powel « Sois Prêt ».    

                          

                        

                          

 gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gif’adjudant Schils Se vit décerner, en 1947, par arrêté du Régent, la décoration de 2ème classe avec palme et la croix de guerre avec palme. Le « Moniteur » des 12 et 13 mai ajoute que ces distinction lui furent remises pour avoir participé à deux opérations derrière les lignes ennemies en Normandie, le 16 août 1944, et dans les Ardennes

gif-alphabet-3-gratuit-gratuit.gife 5 septembre 1944 Avec une section de « jeeps parachutées ». Il s’est montré chef, débrouillard et entraînant, sachant tirer de ses hommes le maximum d’effort. Durant les campagnes de Hollande et d’Allemagne, comme chef de peloton « Mortier 3 » il s’acquitta remarquablement de sa tâche, notamment à Slaghren (hollande), ou il anéantit d’un coup direct un rassemblement de cinquante Allemands, et au pont de Veele, le 12 avril 1945, ou le feu de ses quatre pièces contribua à neutraliser la résistance de l’ennemi et permit à son unité de forcer le passage du canal et d’y établir une solide tête de pont. A l’extraordinaire palmarès des faits de l’adjudant Schils, on trouve les titres suivants : obtention du Brevet de parachutiste, le 17 janvier 1942, à Ringway (G.B.) : parachuté deux fois en opérations derrière les lignes ; campagne de Hollande et d’Allemagne ; Brevet n°1 de Dispatcher ; R.S.M. du Centre d’entraînement commando ; Kamina, la survie ; Kitona, le Ruanda-Urundi ; brevet de saut à ouverture retardée obtenu il y a six mois. « Vous êtes un des rares anciens » qui ayez vécu toutes les phases depuis les modestes origines jusqu’au triomphe du Régiment Para-Commando. Et je ne saurais oublier les services que vous avez rendus dans tant de moments difficiles, et particulièrement à Veele ou vos pièces de 3 » ont fait merveille dans la densité, la précision de leur tir, la rapidité de votre intervention. Vous quittez le service : « Old soldiers never die!... » Colonel Blondeel. Si je reprends le plus souvent possible des extraits de presse ou de paragraphes littéraires concernant Bob Schils sur son passé militaire c’est parce que je n’ai ni le talent ni l’érudition de ces Messieurs. Mais connaissant Bob depuis plus de deux ans je me rends compte de ce qu’il a été pour le régiment, au même titre que tant d’autres, mais voilà Bob, lui je le connais J’ai pu apprécier sa modestie sur son passé militaire, son amabilité, et son enthousiasme jamais défaillant. Sa fierté et le respect qu’il porte pour les para-commandos de tout âge

  

Bref. Je peux dire, je crois, sans me tromper que tous para-commandos auraient voulu servir sous ses ordres Merci Bob Gilbert Lahaye E 1ER Bataillon Para Commando 1972/1973 

   

S.A.S.WHO DARES WINS UNITED WE CONQUER : Pour terminer il a marqué notre Unité :

Un grand Monsieur, pionnier des parachutistes, il fut de la première session brevetée à Ringway (Angleterre). Parachuté plusieurs fois en opérations, fait prisonnier à Bois Saint Jean en septembre 1944 et se débarrassant de ses 2 gardiens allemands par un coup de "close combat", RSM (responsable des sous-officiers) de centre de parachutage puis du centre commando, il subit volontairement l'entraînement en chute libre et l'entraînement commando à 43 ans. Bob SCHILSdeviendra de 1947 à 1957 un des piliers de l'entraînement parachutiste à Schaffen . RSM du 3e bataillon Para-Commando et instructeur de survie à Kamina(Congo) de 1957 à 1960, il sera mon proche collaborateur à Marche les Dames ." Soldat dans l'âme, Bob Schils , Il ne quitta l'armée qu'en 1964 après avoir reçu le premier brevet d'instructeur de saut en parachute décerné en Belgique. Il devint le plus célèbre RSM de toute l'histoire des parachutistes belges et remplit ensuite les mêmes fonctions chez les Commandos où il obtint son béret vertsans la moindre difficulté. Quelques mois avant de quitter l'armée, il ajouta à son volumineux dossier le brevet de chute libre. 

 Pour ma part il a été présent lors de mon mariage fût mon témoin et parrain de ma fille et j'ai travaillé avec lui dans la même entreprise  

Bob son service en Belgique : http://marcparacommandobelge.e-monsite.com/pages/bob-le-para-belge-s-a-s-1942.html

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×