Parachutiste Belge Manoeuvres ,Safaris Kilubi 1954

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serpent_vert.gif21/04/1955 5 heures 30 nous partons en bivouac, c’est-à-dire un campement léger en plein air. En partant, nous emmenons notre mascotte un petit garçon congolais de 12 ans qui ne nous quittait jamais, aussi pour lui faire plaisir, nous lui avons donné un béret rouge et les ailes para . Nous arrivons vers 9 heures à une petite rivière traversant la piste où nous allons construire un pont constitué d’arbres résistant au passage d’un camion de 3,5 tonnes . Une partie du peloton sur la piste afin de couper les arbres nécessaires pour les poser sur la piste et exécuter le tablier du pont, l’autre partie du peloton se retrouvant dans la rivière afin de guider la pose des arbres 17 heures 30 nous embarquons tout notre matériel dans les camions qui vont nous conduire à 7 km de notre lieu de travail. Nous allons installer là notre campement avec la tente individuelle pour passer notre première nuit à la belle étoile ! Il est conseillé d’effectuer une petite tranchée autour de la tente (un pare feu), de couper du bois pour allumer un feu de camp pour la nuit, afin d’éviter l’approche de certains animaux qui viendrait roder autour de notre campement. 22 heures 30 nous regagnons nos tentes respectives en espérant passer notre première nuit à l’extérieur de la base dans de bonnes conditions. Au réveil, c’est la catastrophe, il a plu toute la nuit sans qu’on s’en aperçoive notre équipement personnel est trempé. Il nous reste à rechercher du linge de corps le plus sec possible dans notre bergham. 7 heures du matin, le camion nous apporte notre petit déjeuner, ensuite nous embarquons à nouveau dans les camions pour nous conduire sur le lieu de notre travail afin de terminer la construction du pont. A 18 heures, les camions sont de retour. Ils viennent nous rechercher pour nous reconduire à la base où nous arrivons vers 19 heures 30. Après le souper, une bonne douche, puis de s’occuper à faire sécher son équipement. Mes impressions concernant ces 2 journées passées en dehors de la base, mais déjà on nous annonce que la semaine prochaine nous repartirons à nouveau cette fois ci pour 3 jours.

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serpent_vert.gif23/04/195 Parade suivie de drill de Cie, ce qui ne nous enchante pas car la fatigue de la veille est toujours présente. Ce drill nous a fait souffrir pendant 30 minutes. Ensuite matinée libre, ce qui m’a permis de mettre de l’ordre dans mes affaires (linge de corps + équipements) et de me reposer.

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serpent_vert.gif25/04/1955 Une nouvelle semaine, en se demandant de quoi elle sera faite. Après la parade, nous nous mettons en tenue d’exercice pour une marche d’environ 2 heures 30

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serpent_vert.gif26/04/1955 7 heures 30 Sur notre lieu de travail de la construction d’un pont . 12 h le camion arrive avec le dîner 17 heures les camions sont venus nous rechercher pour nous conduire environ à 2 km du pont qui sera le lieu de notre campement et nous permettre d’installer nos tentes individuelles. Nous devions absolument débroussailler tout autour de sa tente, mais aussi d’exécuter une tranchée genre coupe-feu. C’est aux environs de 18 heures que j’ai aperçu la jeep venant de la base avec le courrier. Le souper terminé, tout le monde s’est retiré sous sa tente pour se plonger dans la lecture de son courrier. Ce spectacle valait la peine d’être vu : tout le monde assis à l’entrée de sa tente. Voilà comment se termina la journée et demain on reprend la construction du pont. 

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 serpent_vert.gif27/4/1955 7 heures 30, heureux d’avoir pu dormir 1 heure 30 de plus que la veille (la grasse matinée) le camion arrive avec notre déjeuner,   Le déjeuner terminé, embarquement dans les camions pour nous conduire au pont pour continuer la construction entamée la veille. Toujours le même travail qui consiste à couper des arbres et de les placer sur la piste passant au-dessus d’une petite rivière. Pour les copains qui travaillent dans l’eau, ils doivent absolument respecter les ordres qui leur interdisent d’enlever leurs chaussures. Ce pont permettra le passage de charroi en dessous de 3,5t. A 12 heures, retour au campement pour le dîner ensuite avant de reprendre le chemin de notre travail, nous avons eu droit à un break de 2 heures Encore quelques heures pour la continuation du pont qui n’était toujours pas terminé. Avant de reprendre le chemin du retour vers notre campement nous avons profité pour nous laver dans une rivière en suivant les consignes de sécurité qui nous avait été transmises lors de notre arrivée en Afrique.

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serpent_vert.gif28/4/1955 9 heures 30 en direction de notre lieu de travail pour continuer la construction du pont. Aux environs de midi, nous avons la visite du Commandant de notre Détachement accompagné d’un Capitaine du Génie. Ils étaient venus voir le travail que nous avions exécuté nous les débutants dans la construction d’un pont (la théorie que nous avions reçue nous avait bien aidés). Après avoir constaté l’évolution de notre travail, nous avons reçu des félicitations pour le sérieux et l’application que nous avions accomplis au vu du peu d’expérience en la matière. Après les félicitations, nous sommes retournés au campement où le dîner nous attendait, ensuite retour pour la dernière fois au pont pour effectuer le nettoyage du chantier. Nous avons quitté l’endroit où nous avions bivouaqué (le camp) 3 jours et 2 nuits voyage compris. Aux environs de 18 heures direction la base, contents de retrouver son lit bien moelleux après les 2 jours que nous avions passés sous tente mon peloton est parti sur la plaine de Katala.C’est l’endroit prévu pour exécuter des attaques de peloton en formation de tirailleurs, et aussi le lieu de nos sauts en parachute.

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serpent_vert.gif02/05/1955  Première journée de notre safari5 heures 30 du matin en direction de Sandoa distant d'environ 500 km. Avant notre départ, nous avons reçu encore quelques explications notre mission de montrer notre force de frappe, c’est-à-dire la composition de notre charroi et son armement de leur faire comprendre que nous ne sommes pas venus pour faire du tourisme mais bien pour leur montrer notre force lors de la manœuvre que nous allons effectuer dans les alentours de leur ville. Arrivés à destination aux environs de 18 heures, après une journée en camion. A l’entrée de la ville, nous sommes accueillis par Monsieur Geerts qui nous souhaite la bienvenue. Ensuite, nous sommes dirigés vers le terrain de football de Sandoa (tiens, tiens !) prévu pour notre campement (le bivouac). 

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serpent_vert.gif04/05/1955 7 heures 30 appel du matin, nous sommes retournés aux chutes faire notre toilette,retour au camp petit déjeuner . Journée en brousse par une patrouille Recce qui consistait en une reconnaissance du terrain, ce qui nous à obligé à passer au-dessus des chutes en file indienne en se tenant chacun avec le Toggle Rope. C’est une corde terminée par un morceau de bois qui permet de s’accrocher corde par corde, l’un a l’autre en file indienne Pour l’après midi, comme exercice, nous devrons traverser le fleuve beaucoup plus haut que les chutes que nous avions traversées le matin C’est en dinghy (canot pneumatique) que nous avons traversé le fleuve et j’avais reçu l’ordre de m’équiper de mon fusil à lunette avec cartouches. On ne sait jamais ! Malheureusement notre curiosité ne fut pas récompensée car nous n’avons pas vu ni crocodiles ni hippopotames. Enfin espérons que lors de notre séjour en Afrique nous aurons l’occasion d’en apercevoir.on passe la nuit en brousse avec pour vous accompagner dans votre sommeil toutes sortes de cris d’animaux !! 

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serpent_vert.gif05/05/1955 Après le déjeuner, nous partons en sections en direction d’un village indigène qui se trouve environ à 10 km de notre campement. Le but de notre visite dans le village consistait à exécuter un exercice en leur montrant notre force de frappe, montrer notre armement et équipement. Après avoir parcouru environ 5 km, nous avons rencontré un premier village qui n’était pas celui que nous devions visiter, mais en le traversant, les villageois nous ont adressé un bonjour amical. Nous sommes arrivés dans le village, le but de notre mission, après avoir parcouru la dizaine de km comme prévu. Nous avons tiré deux chargeurs de vigneron (une mitraillette de calibre 9 mm qui remplaçait la mitraillette Sten, employée pendant la 2' e guerre mondiale) sur une vieille calebasse trouvée dans le village, en espérant que cette démonstration les aura calmés pour quelques temps.  

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serpent_vert.gif06/05/1955 Dernier jour du safari, nous le regrettons, nous commencions à apprécier l’endroit où nous avions bivouaqué. Nous quittons à 8 heures du matin le campement pour Sandoa. 13 heures installation du bivouac terminé, nous avons eu un briefmg sur le déroulement de la manœuvre à effectuer. La composition des sections du 2lème Peloton est faite pour l’attaque, et les sections du 3lème Peloton pour la défense. J’ai été désigné pour faire équipe avec les sergents Olivier et Fermaut, le soldat Verbist et le chauffeur Bucholtz dans une des Jeeps qui attaquerait le pont. Petite anecdote, il avait été demandé lors de cette attaque de faire sauter une case se trouvant près du pont afin que la manœuvre soit la plus réelle possible et impressionnante. Mais voilà, le responsable chargé de mettre la charge explosive n’a sûrement pas évalué la quantité exacte qu’il devait mettre, car lors de notre passage sur le pont, nous avons cru qu’il allait s’effondrer tant la déflagration était forte ! L’exercice terminé, nous étions contents d’avoir pu montrer notre savoir-faire aux chefs coutumiers et à cette foule C’était le but de notre voyage a Sandoa. Malheureusement, nous avons à déplorer un accident lors de l’exercice : une des Jeeps est tombée dans un petit ravin suite à l’éclatement d’un pneu et deux de nos camarades sont blessés, l’un a la clavicule cassée, l’autre a la rotule cassée plus une côte déplacée Nous avons débuté la soirée par des démonstrations de combat sans armes, avec poignard, revolvers et le terminés à la baïonnette.

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serpent_vert.gif09/05/1955 Anniversaire du Régiment Parachutiste belge (il fut créé le 8 mai 1942 pendant la seconde guerre mondiale). Pour nous miliciens, cela sera la dernière fois que nous la fêterons

 DC3  Commando bérêt vert class 1952 Commando bérêt vert class 1952

serpent_vert.gif17/05/1955 Rassemblement au complet de la compagnie 2 pelotons de la compagnie devaient se rendre au ground Training pour suivre les cours de reconversion sur Dakota DC 3 toute la semaine. Ce cours est tout différent de celui que l’on nous avait appris sur le C.119 Flying Boxcar à Schaffen en Belgique.

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serpent_vert.gif23/05/1955 Notre capitaine est venu nous réveiller à coup de sifflet car il paraît que nous n’étions pas assez rapide pour se lever. Après avoir nettoyé à nouveau notre chambre à fond pour la visite prévue aujourd’hui du Ministre de la Défense Nationale, je suis désigné par le C.S.M. (Company Sergeant-Major) à me présenter chez le R.S.M ( Régiment Sergent-Major ) avec 5 hommes. Celui-ci nous demande de nous rendre sur la plaine de Katala (distant de la base d’environ 25 km) pour monter une tribune pour les personnalités qui vont assister à un parachutage et une attaque de Peloton à balle de guerre. En fin de matinée, le montage presque terminé, nous sommes rentrés à la base en retard pour le dîner. Heureusement que les copains nous avaient réservé notre place. Le repas terminé, rassemblement de la compagnie, le Capitaine nous fit un discours sur ce qui s’était passé la veille, sans doute suite à la réaction de notre Padre qui nous avait défendus, on s’y attendait. Aussi pour détendre l’atmosphère actuelle, il eut des paroles encourageantes en nous annonçant et confirmant que nous quitterions le Congo belge le 1er septembre afin d’atténuer notre mauvaise humeur et le fait que certains copains commençaient à trouver le temps long. Son discours terminé, je suis repartis avec mes hommes à Katala pour continuer et finir notre travail du matin, en regardant d’un œil, le parachutage du 1er Peloton sur la plaine. En les voyant sauter, nous aurions bien voulu être à leur place. C’est avec du retard que nous sommes rentrés à la base, mais cette fois nous avons eu le temps de prendre une douche avant le repas du soir.

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serpent_vert.gif25/05/1955 C’est le grand jour, nous allons accueillir à la base de Kamina, le Roi Baudouin (surnommé par les autochtones bwana Kitoko). C’est la première visite de notre Souverain au Congo belge depuis la fin de la 2lème guerre mondiale. Pour la circonstance, nous sommes réveillés à 5 heures 30 du matin, nous laissant 2 heures pour exécuter les taches habituelles (sa toilette, le petit déjeuner, la parade) afin d’être fin prêt a embarquer dans les camions à 7 heures 30 précise pour nous conduire sur le tarmac du champ d’aviation, le lieu où nos allons défiler devant la tribune que nous avions installée et qui accueillera les officiels accompagnant le Roi. Arrivés sur place bien avant l’heure, on nous indiqua nos emplacements respectifs par compagnie et par peloton. C’est à 9 heures 20 précise que la voiture du Roi fit son apparition accompagnée d’autres voitures composées de personnalités officielles. Après avoir passé en revue les Régiments d’Afrique (le Régiment Para-Commando, les miliciens Coloniaux, les pilotes et le personnel de l’aviation), il rejoignit la tribune officielle pour assister au défilé. Notre peloton le 2,ème fut conduit lors du défilé par le 1er Lieutenant Noël Parmentier et le Lieutenant Jean Claude Smits suivi par l’étendard du peloton porté par le sergent Camille olivier.

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serpent_vert.gif26/05/1955 4 heures 45 du matin, mais pourquoi si tôt le matin ? Notre souverain nous à quitté, mais pas du tout. Ce n’était pas normal de se lever si tôt tout en se demandant le pourquoi d’une heure si matinale. Nous qui étions si contents d’entamer cette journée, mais pas si tôt! On communiqua la raison, nous devions présenter les armes au Roi avant son départ de la base de Kamina. Nous sommes repartis en camions vers 6 heures 30 pour être à l’heure au champ d’aviation (heure militaire oblige) et comme toujours nous avons attendu 8 heures 30 pour enfin voir arriver la voiture Royale accompagnée des officiels. Après avoir passé les troupes en revue, il embarqua dans l’avion du gouverneur, il décolla escorté d’une escadrille Harvard. Rentré à la base, le Capitaine Vaes rassembla la Compagnie pour nous transmettre ses félicitations, mais aussi en éliminant toutes les punitions en cours et nous permettre de bénéficier de cette journée comme un service de dimanche.

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serpent_vert.gif27/05/1955 Comme consolation, nous bénéficions d’un cross de 7km pour nous tenir en pleine forme. Courir en Afrique n’est pas du tout la même course que celle que nous faisions lors de notre instruction en Belgique. Le cross se termine avant le dîner, ensuite nous avons droit au dépaquetage de nos équipements, la vérification du nettoyage et l’inspection des armes à l’extérieur du bungalow.

     Commando bérêt vert class 1952           Commando bérêt vert class 1952  c119

serpent_vert.gif02/06/1955 Ground Training. C’est notre 1er jour de théorie sur l’avion Dakota, il est tout différent du C 119 car la sortie du Dakota ne se fait que par une porte. Ainsi nous avons moins de risques de nous rencontrer à la sortie, ce qui n’est le cas avec le C119 dont la sortie se fait par les deux portes. Ensuite le cours est axé uniquement sur le saut en parachute qui est divisé en trois phases : la première comprend toute les actions depuis l’embarquement dans l’avion jusqu’à sa sortie (photo n°39), la seconde le saut en lui-même et la troisième l’atterrissage.Cela nous rappelait l’ambiance que nous avions connu à Schaffen lors ne notre instruction sur le Cl 19. La théorie à duré toute l’après midi et c’est terminé à 17 heures 30, juste le temps de pouvoir me rafraîchir (la douche) avant de conduire les copains à leurs corvées respectives. Les Dispatchers nous confirment que l’on sautera du Dakota le 10 juin et le 13 juin sur la pleine de Katal  

Commando bérêt vert class 1952  Fernand Fensie cl 1953

PARACHUTISTE 1954 Commando bérêt vert class 1952  

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 serpent_vert.gif03/06/1955 Rassemblement à 7 heures 30 pour nous rendre au Ground Training. Nous avons encore de la théorie toute la matinée, à la fin du cours, nous avons reçu notre Kit-bag de saut (un sac en toile de forme cylindrique destiné à porter son équipement et arme en opération). L’après midi, la sieste terminée, retour au Ground Training pour continuer notre instruction sur le Dakota jusqu’à 17 heures 30.

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serpent_vert.gif04/06/1955 Ground Training suivre toujours de la théorie sur le Dakota jusqu’à 11 heures, arrivés à 7 heures 15 devant le bâtiment (hangar) où on distribuait les parachutes. Après avoir reçu les nôtres, nous nous sommes rendus à la maintenance où on nous confirma nos places respectives dans le stick Vers 8 heures, on assista au premier décollage du Dakota (le DC3). Quand l’avion se présenta pour la troisième foi à notre tour d’embarquer, mais qu’elle ne fut pas ma surprise de voir débarquer un copain qui malheureusement avait refusé de sauter. Je me demandais évidemment pourquoi ? Nous n’étions pas fiers non plus en le voyant. Pendant le trajet vers la zone de droppage (la DZ), on se questionnait entre nous, pourquoi ? Naturellement les dispatchers ne nous ont pas donné la raison de ce refus, ce qui était compréhensible pour ne pas nous influencer avant notre saut. Mon saut se passa très bien, à part que mon chef de section s’est blessé au pied. Mes impressions sur mon saut sont très bonnes, mais dès les derniers 30 mètres du sol, il se confirme qu’on y arrive beaucoup plus rapidement. Quelle fut notre surprise de voir le Padre sur la plaine comme il nous l’avait promis la veille. Il nous attendait pour nous offrir une boisson (du vin blanc). Après le dîner, notre dispatcher nous communiqua certaines fautes que nous avions commises lors de notre saut et on termina la journée au Ground Training en faisant du drill de sortie d’avion avec le Kit-bag. Le soir après le souper pour m’enlever le stress de cette journée (c’est compréhensible, 5 mois sans sauter). Avant l’appel au lit, nous apprenons qu’il nous restera encore 3 sauts à effectuer avant notre retour en Belgique. 

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       element-feux-00016.gif            Safari à la Kilubi 14/06/1955  serpent.gif

serpent_vert.gifAujourd’hui, nous entamons notre 1er jour de camp de la compagnie, pas question de faire la grasse matinée. Le réveil à 6 heures du matin, je constate qu’il fait très froid la nuit comme si nous étions en Belgique! Ensuite faire sa toilette près des chutes avant le petit déjeuner de 7 heures. Après avoir fait du rangement dans sa tente, nettoyage et propreté, mais aussi dans le camp, pour ne pas attirer des animaux, nous sommes partis en patrouille Recce vers la centrale de la Kilubi qui alimente la base. L’exercice de patrouille consistait en un repérage des alentours et de l’accès à la Centrale. L’exercice terminé, nous sommes rentrés au camp à 13 heures 30 pour le dîner, contents car nous avions l’estomac dans les talons.Ensuite nous étions libres d’aller nager jusqu’à 17 heures. Nous avions repéré un endroit idéal pour nager, notre camp se trouvant environ à 50 mètres des chutes, je me suis dirigé vers elles avec quelques copains ne se rendant pas compte du danger qu’on prenait et en s’amusant comme des gamins à plonger à travers la chute. La force de l’eau risquait de nous plaquer au fond de la chute ! Un peu avant 17 heures, retour au campement sains et saufs. Le souper terminé, on s’est regroupé en cercle autour d’un feu de camp que nous avions allumé pour la nuit (cela évite l’approche de certains animaux nocturnes) tout en discutant de notre première journée que nous venions de passer. Aux environs de 20 heures 30, nous allons rejoindre nos tentes  

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serpent_vert.gif16/06/1955 8 heures du matin nous partons à 10 km de notre campement pour aller visiter des grottes, en emportant son dîner. Nous sommes prévenus qu’après le souper, nous allons faire un raid (une attaque) sur la Centrale de la Kilubi. On comprend mieux pourquoi nous avions effectué la patrouille Recce. Le raid consistera à s’infiltrer dans la Centrale, de déposer un écrit sur chaque turbine ce qui signifiera que le sabotage est réussi et que notre mission est terminée. C’est ce qu’il fallait démontrer. Le souper terminé, nous avons briefing. Les explications de la manœuvre indiquent que nous avions à traverser le canal qui alimente la Centrale. Nous devions par petits groupes, le traverser dans la nuit et se regrouper sur la berge d’en face sur le terrain de la Centrale. Voici encore une petite anecdote : pour pouvoir retrouver ses vêtements au sec sur l’autre berge pour exécuter le raid, la seule solution était de faire la traversée de ce canal en caleçon ? Je m’étais endormi dans une jeep, lorsque vers 22 heures on me réveilla, à cet instant, j’ai cru que le 2teme peloton, le mien, était déjà parti Fausse alerte, il était toujours là. C’est à 23 heures que nous quittons le camp pour exécuter ce raid (l’attaque de la Centrale).

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serpent_vert.gif17/06/1955 7 heures après le petit déjeuner, on quitte le camp pour exécuter le balisage d’une DZ. On emporte les gamelles et couverts car nous mangerons sur le terrain départ des 2 pelotons qui retournent à la base. Notre peloton, lui, reste encore 8 jours à la Kilubi. Dans la soirée, au camp, avant de rentrer dans sa tente nous sommes obligés de la vérifier sa tente car il paraît qu’un serpent se promène autour de la tente d’un gradé. On s’est tous dévoués pour le rechercher dans toutes les tentes mais nous ne savions pas où il pouvait se cacher ? (Peut-être est-il retourné d’où il venait). Mais plus personne n’a osé rentrer dans sa tente avant d’être certain qu’il n’était plus dans le camp. Ce sont des visiteurs qu’on n’aime pas beaucoup rencontrer. 

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serpent_vert.gif18/06/1955 5 heures 30 du matin car nous quittons aujourd’hui notre campement à 7 heures. Nous sommes heureux de ce départ, surtout contents de ne plus subir ce genre de poil à gratter qui nous à bien embêtés pendant notre séjour ici. Pour les derniers 8 jours à la Kilubi, nous serons rassemblés dans un bâtiment en dur (en béton) pas très loin du lac et du club dont nous avions déjà fait connaissance précédemment.  

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serpent_vert.gif20/06/1955 8 heures 30 pour détaille du programme de la matinée. Il consistait à construire un radeau et à exécuter la traversée le lac. N’ayant pas tous les éléments pour la construction, le projet fut abandonné. La seule solution qui nous restait avant l’heure du dîner était de se baigner. Après la sieste, retour au lac mais cette fois-ci nous avons eu chaud. Ne pas confondre avec la chaleur du soleil, mais bien pour un copain qui ne savait pas très bien nager et qui à voulu absolument faire la traversée du lac. Au 2/3 de la traversée, on constate qu’il s’essouffle, qu’il est fatigué. Heureusement que plusieurs copains l’accompagnaient car à un certain moment il a disparu. Les copains étant à côté de lui, l’ont ramené au bord du lac (cela n’a pas été facile).

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serpent_vert.gif22/06/1955 7 heures 30 pour être prêt à 9 heures pour l’embarquement dans le camion qui va nous conduire à l’endroit où nous allons devoir construire un pont en lianes tout différent d’un pont que nous avions construit avec des arbres. Arrivés sur place, on constate que l’ensemble du peloton ne pourra y travailler, aussi on divise le peloton en deux parties, l’une pour l’élaboration du pont, l’autre aura la possibilité de se promener le long de la rivière. Fin de matinée, nous sommes retournés au campement pour le repas du midi, en espérant ne plus devoir retourner au pont cet après midi après la sieste. Mais notre joie fut de courte durée, car nous devions y retourner, accompagnée de rouspétance de la plupart des copains du peloton qui avait travaillé dans la matinée, alors que les autres s’étaient promenés. Effectivement dans le peloton, beaucoup discutaient sur le déroulement de cette journée. La plupart des copains se sont fait entendre

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serpent_vert.gif24/06/1955 Puis ça a été le retour vers le campement où nous sommes arrivés à 12 heures 30, juste pour le dîner. Cette après-midi, nous avions quartier libre:les cartes pour les joueurs inconditionnels, la baignade habituelle au lac pour les autres. Le soir, en se rendant au club après le souper, nous nous sommes dit que c’était la dernière fois que nous y allions et nous trouvions bien triste de quitter cet endroit si agréable, car pour nous tout cela avait été comme des vacances (ce fut une période très agréable mais qui s’est passée bien trop vite). Comme c’est le dernier jour de notre safari à la Kilubi, le Lieutenant nous donna la permission de rester au club jusqu’à 23 heures.

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serpent_vert.gif25/06/1955 C’est avec regret que nous quittons vers 8 heures 30 la Kilubi, direction la base de Kamina. Retour vers la base, nous sommes arrivés à bon port aux environs de 11 heures. Il nous restait un peu de temps pour remettre nos équipements en ordre avant l’heure du dîner. Pour l’après midi, j’ai demandé la permission de pouvoir me rendre à Kamina ville en compagnie de quelques copains, en espérant cette fois de faire la connaissance du capitaine Jules Crèvecoeur, commandant de la force publique.

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